Gestion de l'approvisionnement

La gestion de l'offre est un cartel imposé par le gouvernement qui maintient les prix des produits laitiers, de la volaille et des œufs à un niveau artificiellement élevé en contrôlant la production, en interdisant les importations, en fixant les prix et en empêchant la concurrence sur le marché.

Le système oblige les producteurs à acheter des quotas qui leur permettent de produire une quantité déterminée. Par exemple, il faut compter entre $20 000 et $40 000 pour obtenir le droit de traire une vache. Elle empêche les importations en imposant des droits de douane exorbitants qui vont de 150% pour les œufs à 300% pour le beurre. Comme notre marché est fermé à la plupart des importations, nos agriculteurs ne sont pas autorisés à exporter leurs produits.

La gestion de l'offre a un impact négatif sur d'autres secteurs de notre économie. Les entreprises des secteurs de la transformation et de la préparation des aliments, comme les restaurants, sont obligées de payer plus cher pour les produits de base et sont donc moins compétitives.

Bien qu'ils ne représentent qu'environ 10% de toutes les exploitations agricoles canadiennes, les agriculteurs soumis à la gestion de l'offre constituent l'un des lobbies les plus influents à Ottawa. Lorsque le Canada négocie des accords de libre-échange avec d'autres pays, la protection du système finit toujours par être au centre des discussions. Le Canada aurait pu obtenir un meilleur accord lors des négociations avec les États-Unis et le Mexique pour renouveler l'ALENA si nous avions mis la gestion de l'offre sur la table, comme l'exigeait le gouvernement américain.

Afin de satisfaire un petit mais puissant lobby, nous limitons le développement d'autres entreprises et empêchons la création de milliers d'emplois dans ces autres secteurs.

Faits et chiffres

Selon l'OCDE, les consommateurs canadiens ont dû payer $3.6 milliards de plus chaque année entre 2011 et 2015 pour tous les produits sous gestion de l'offre.

Une étude réalisée par des économistes de l'Université du Manitoba a montré que le système impose une charge financière de $339 par an aux 20% des ménages canadiens les plus pauvres, ce qui équivaut à une taxe de 2,3% sur leurs revenus.

La valeur "marchande" des quotas a été estimée à $35 milliards en 2016. Mais ce n'est pas ce qu'il en coûterait au gouvernement pour les racheter s'il décidait de supprimer le système. La valeur comptable des quotas après amortissement constituerait la base de l'indemnisation. Les agriculteurs qui les ont achetés récemment seraient remboursés à un niveau proche de la valeur marchande, tandis que ceux qui les ont achetés à des prix plus bas il y a des années obtiendraient moins, et ceux qui les ont obtenus gratuitement ne recevraient rien. Le Conference Board du Canada a estimé qu'un tel rachat coûterait au total entre $3,6 milliards et $4,7 milliards.

Notre plan

Le système de gestion de l'offre est inefficace et fondamentalement injuste pour les consommateurs, les agriculteurs et les autres secteurs de notre économie.

Un gouvernement du Parti populaire va :

  • Créer un gratuitouvert, et équitable qui permettra aux Canadiens d'économiser des milliards de dollars par an grâce aux prix plus bas qu'ils paieront pour ces produits.
  • Supprimer progressivement le système de gestion de l'offre sur un certain nombre d'années pour permettre aux agriculteurs de s'adapter, et les indemniser pour la valeur perdue de leurs quotas.
  • Permettre aux producteurs de lait, d'œufs et de volaille du Canada de prospérer et de vendre leurs produits à l'échelle internationale.
fr_CAFR